mercredi 15 octobre 2008


Routes
Des retards qui s’éternisent

Les travaux d’aménagement en deux fois deux voies de la ligne Oued Ghir-El Kseur, sur 8 kilomètres, demeurent toujours inachevés. Certaines sections sont toujours en l’état car les propriétaires refusent que le tracé de la route empiète sur leurs parcelles. Le chantier est en soi emblématique des retards que traine la wilaya en matière de modernisation du réseau routier.
Ligués par-delà les étiquettes partisanes, les parlementaires de la wilaya ont dû presser fortement le ministre des Travaux publics pour remplacer l’ancien responsable pour la wilaya de Béjaïa auquel il est ainsi fait porter le chapeau de la mauvaise gestion du secteur.
Le chantier de la traversée de la ville de Tichy est par contre passé dans les railleries populaires comme un amer sarcasme. Les travaux de dédoublement s’éternisent comme l’ouvrage d’une néo-Pénélope, à part qu’on ne sait pas quel Ulysse celle-ci attend. Les espérances de trois saisons estivales se sont évaporées avec la poussière soulevée par les automobilistes qui empruntent la RN 9.
Actuellement à l’arrêt, ces travaux devraient, comme à l’accoutumée, reprendre l’approche en été. Du parfait Kafka. Les travaux de construction d’un pont à Scala (PK 0 de la RN 9) sont aussi à l’arrêt et l’oued Soummam charriera certainement beaucoup d’eau.
Malgré plusieurs annonces, une trémie prévue sur la RN 26 à Akbou , sans doute le plus grand point noir de tout l’axe Alger-Béjaïa,demeure aussi toujours à l’état de chimère. On ne parle pas du mauvais état des routes. Les responsables du secteur ont bien sûr un petit mot pout tout expliquer. Les automobilistes sont quant à eux irrémédiablement traités de "chauffards" quand ils sont impliqués dans des accidents, les services de sécurité incriminant mécaniquement l’excès de vitesse. C’est en effet plus facile que de suggérer une défaillance des pouvoirs publics dans la construction et l’entretien du réseau routier.
M.B.

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