jeudi 25 septembre 2008


ÉLÈVES EXCLUS DES CLASSES TERMINALES À BÉJAÏA
À quel saint se vouer ?

Certes, l'examen du baccalauréat est loin d'être n'importe quel examen dans le cursus scolaire d'un individu, mais il reste tout de même que cette étape est vue parfois comme étant l'une des plus injustes dans la vie d'un homme. Sinon, comment expliquer que des élèves ayant obtenu tout au long de l'année scolaire de très bonnes notes mais qui une fois face à la feuille blanche de ce jour du bac, il leur arrive de perdre leurs repères et de se retrouver dans le lot des élèves qui échouent à cet examen et souvent sans autre débouché. Mais il existe aussi des élèves qui, une fois sortis de l'examen, affirment à leurs proches qu'ils avaient bien travaillé et que le bac est dans leur poche. C'est une fois les résultats tombés que ces élèves, qui étaient sûrs de figurer sur la liste des admis, se rendent compte de leur échec sans comprendre ce qui leur arrive, eux qui étaient sûrs d'avoir cartonné durant cette session. Ce qui intrigue les parents de ces élèves, pourtant brillants durant toute l'année scolaire et parfois même tout au long du cursus, est le fait qu'il n'existe aucune voie de recours pour s'assurer que les «mauvais» résultats obtenus par leur progéniture reflètent réellement leur niveau lors des examen. Si toutefois l'élève ose introduire un recours pour avoir le coeur net et qu'il s'avère que les notes obtenues reflètent effectivement le réalité ceci lui coûtera une exclusion des examens du baccalauréat pendant une période de cinq années. Ce qui décourage la plupart des parents, y compris ceux qui sont presque certains que leurs enfants avaient bien travaillé le jour J. «Nous voulons que le ministère de l'Education se penche sérieusement sur le cas des élèves brillants toute l'année mais qui échouent le jour du Bac, sans toutefois que les notes qui leurs sont rapportées par la suite reflètent une réalité», déclarera Mazouz Nouredine, un parent d’élève dont la fille a étonné tous ses profs qui ont appris qu'elle ne figure pas parmi les reçus à cette session 2007-2008. Notre interlocuteur souhaite que ce qui est arrivé à sa fille n'arrivera pas aux autres bons élèves qui se trouvent un peu partout en Algérie si toutefois les responsables de ces secteur névralgique qu'est l'éducation nationale, prennent en considération un tel paramètre. Beaucoup d'autres parents partagent l'avis de Mazouz Nouredine mais la décision finale reste entre les mains des autorités compétentes, à leur tête le ministère de l'Education, qui se trouve déjà engagé sur plusieurs fronts pour que ce secteur ne soit plus «celui qui continue à former des handicapés mentaux »
Boubekeur Amrani

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